Vulnérabilité de l’œuvre en traduction

À partir de l’examen de brouillons de traduction de quelques épisodes d’Ulysse de James Joyce (pour la retraduction de 2004 publiée sous la direction de Jacques Aubert), cet article propose de faire de la genèse de la traduction une genèse à rebours ou une contre-genèse de l’œuvre. Le pluriel des po...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/genesis,
Autor Principal: Samoyault, Tiphaine
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: Genesis 2016
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:À partir de l’examen de brouillons de traduction de quelques épisodes d’Ulysse de James Joyce (pour la retraduction de 2004 publiée sous la direction de Jacques Aubert), cet article propose de faire de la genèse de la traduction une genèse à rebours ou une contre-genèse de l’œuvre. Le pluriel des possibles de l’œuvre n’est pas, comme dans le cas des genèses, en amont, logé dans les brouillons, les ébauches, les scénarios, les repentirs, mais transporté en aval, dans la multiplicité des traductions, à l’intérieur d’une même langue, dans des langues différentes. Penser la traduction comme brouillon postérieur de l’œuvre, qui est l’hypothèse faite ici, permet de prendre en charge au moins deux questions : celle de l’imperfection des traductions, toujours à refaire, toujours reprises dans le temps, et celle de l’imperfection des œuvres elles-mêmes, rendues au multiple et à l’inachèvement.