Entre ordre et désordre
Les documents posthumes laissés derrière eux par des écrivains, des philosophes et des savants montrent que si le processus de création peut prendre des formes très variées, il n’est, dans la grande majorité des cas, pas le fruit du hasard. Le présent article justifie cette affirmation en prenant l’...
Sábháilte in:
| Foilsithe in: | URI:https://journals.openedition.org/genesis, |
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| Príomhchruthaitheoir: | |
| Formáid: | Article ou chapitre numérique |
| Teanga: | Français |
| Foilsithe / Cruthaithe: |
Genesis
2023
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| Rochtain ar líne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Achoimre: | Les documents posthumes laissés derrière eux par des écrivains, des philosophes et des savants montrent que si le processus de création peut prendre des formes très variées, il n’est, dans la grande majorité des cas, pas le fruit du hasard. Le présent article justifie cette affirmation en prenant l’exemple des fiches bristol ou papier qui ont été utilisées comme technologie d’écriture par le philosophe Hans Blumenberg, le sociologue Niklas Luhmann et l’écrivain Arno Schmidt. Bristol ou papier, les collections de fiches sont la forme moderne prise par la technique de la notation savante qui, depuis le début des temps modernes, a permis de mobiliser le savoir établi. Mais au tournant du xixe et du xxe siècle, les fichiers sont devenus un outil standardisé pour gérer toutes sortes de données. Par le biais d’études de cas, le présent article montre comment les trois auteurs allemands retenus s’approprient au xxe siècle cette technologie standardisée et la détournent en l’adaptant de manière spécifique à leur processus créateur : le fichier « contrôlé » de Blumenberg, le fichier « désordonné » de Luhmann et le fichier « linéaire » de Schmidt conditionnent trois modes de production différents et assignent à chaque auteur des positions définies. |
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