Paul Valéry : pour une logique organique du tracé
Le manuscrit valéryen excède le plan de la composition verbale et s’enrichit d’un tas de signes graphiques : croquis, sigles, tracés, diagrammes et schémas... Autant de logiques qui s’expriment simultanément sur le papier, comme elles se mélangent dans la vie de la conscience. Par cette figuration s...
Gardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/genesis, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Genesis
2016
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| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Le manuscrit valéryen excède le plan de la composition verbale et s’enrichit d’un tas de signes graphiques : croquis, sigles, tracés, diagrammes et schémas... Autant de logiques qui s’expriment simultanément sur le papier, comme elles se mélangent dans la vie de la conscience. Par cette figuration scripturale de la complexité de la pensée, Valéry poursuit la tentative qui est également à l’origine de sa propre démarche théorique : celle de trouver un langage (artificiel) pour aller au-delà du langage (courant), réceptacle trompeusement ambigu d’une prétendue rationalité discursive. Un tel déploiement babélique sert à Valéry à faire émerger l’interrelation profonde qui subsiste entre langage et image, entre successif et simultané. Débordant les limites du langage, mais s’exprimant de manière privilégiée dans le langage, l’esprit est en effet, chez Valéry, une capacité presque infinie de modulation des différents régimes de l’expression et de la représentation. |
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