Gomorrhe 1913-1915
On sait que Proust était passionnément dreyfusard et qu’il a largement incorporé, entre 1897 et 1899, l’Affaire en cours dans son roman inachevé Jean Santeuil. L’écrivain n’avait pourtant pas trouvé un point de vue cohérent pour affronter le sujet de l’antisémitisme. Il n’en est pas de même dans la...
Spremljeno u:
| Izdano u: | URI:https://journals.openedition.org/genesis, |
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| Glavni autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Genesis
2015
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| Teme: | |
| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | On sait que Proust était passionnément dreyfusard et qu’il a largement incorporé, entre 1897 et 1899, l’Affaire en cours dans son roman inachevé Jean Santeuil. L’écrivain n’avait pourtant pas trouvé un point de vue cohérent pour affronter le sujet de l’antisémitisme. Il n’en est pas de même dans la Recherche, où la voix des antirévisionnistes est représentée à travers divers personnages fictifs. Or, à côté d’une telle écriture explicite et polyphonique, Proust semble avoir inventé une autre manière d’aborder le discours antisémite et sa propre identité juive. Métaphorique et allégorique, cette autre écriture de l’affaire Dreyfus, qui commence à émerger vers 1899, culmine avec la description de Gomorrhe dans le cycle d’Albertine. À travers une relecture du Cahier 54, édité en 2008, on propose de mettre en évidence cet aspect méconnu de l’écriture historiographique proustienne, à savoir la transposition critique du discours antidreyfusard et antisémite vers le début de la Grande Guerre. |
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