Écriture et mnémotechnie : l’exemple des Cahiers Dux et Vénusté
En même temps qu’il publie Du côté de chez Swann et qu’il travaille à la publication des tomes suivants, Proust rédige les premières versions de « l’épisode d’Albertine ». Ces manuscrits de 1913-1914 présentent, en marge du texte, un certain nombre de signes que l’écrivain adresse à sa propre mémoir...
Spremljeno u:
| Izdano u: | URI:https://journals.openedition.org/genesis, |
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| Glavni autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Genesis
2015
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| Teme: | |
| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | En même temps qu’il publie Du côté de chez Swann et qu’il travaille à la publication des tomes suivants, Proust rédige les premières versions de « l’épisode d’Albertine ». Ces manuscrits de 1913-1914 présentent, en marge du texte, un certain nombre de signes que l’écrivain adresse à sa propre mémoire pour ne rien perdre de ce qui surgit au cours de cette période d’intense vie créative mais aussi affective. Deux procédés sont étudiés ici : les amorces de notes du type « capitalissime » d’une part, les noms de pages et de cahiers comme « Dux » et « Vénusté » d’autre part. Ils sont situés dans la longue histoire des rapports entre écriture et mnémotechnie et plus particulièrement dans la tradition de « l’art de la mémoire ». Ils permettent d’envisager comment l’écrivain a développé les propriétés naturelles de sa mémoire pour créer une œuvre hors norme. Proust emploie ces procédés avec régularité mais aussi avec souplesse, de manière à capter le pouvoir des affects, de l’oubli et des réminiscences. |
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