De la page au partage, du livre au live

Le slam se définit comme une forme moderne d’oralittérature. Ancré dans des traditions ancestrales liées à l’oralité, destiné à être déclamé en public, il est d’abord « encré » sur le papier, les mots courant sur la page avant d’être offerts en partage. Or les slameurs sont à ce point dans l’écritur...

Fuld beskrivelse

Enregistré dans:
Bibliografiske detaljer
Udgivet i:URI:https://journals.openedition.org/genesis,
Hovedforfatter: Vorger, Camille
Format: Article ou chapitre numérique
Udgivet: Genesis 2015
Fag:
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:Le slam se définit comme une forme moderne d’oralittérature. Ancré dans des traditions ancestrales liées à l’oralité, destiné à être déclamé en public, il est d’abord « encré » sur le papier, les mots courant sur la page avant d’être offerts en partage. Or les slameurs sont à ce point dans l’écriture partagée que certains d’entre eux nous ont donné à voir, lors d’entretiens menés dans le cadre de notre recherche, leurs manuscrits, carnets et autres blocs-notes, à commencer par le poète Souleymane Diamanka dont les écrits préparatoires se trouvent au cœur du présent article. Autant de « grifouillis » (Aragon) qui sont le lieu de jeux graphiques, jeux de lettres et exercices de styles témoignant d’une écriture en gestation. Cette écriture que l’on pourrait qualifier de « vocale », tant la finalité scénique est prégnante, est aussi une écriture palimpseste faite de réécritures successives. Encre vivante, mouvement « colludique » dont l’un des prolongements et mode de publication est la diffusion de ces jeux d’écriture sur la toile. Ainsi le slameur nous a-t-il laissé entrevoir son atelier, lieu d’un poiein en acte et d’un acte qui tend à intégrer le destinataire, l’auditor in poema.