Montrer, raconter, dire (et redire) l’interdit
Le parcours éditorial d’Histoire de l’œil et du Bleu du ciel témoigne d’une genèse saccadée. L’élaboration de la mise en discours de l’outrage fait à la mère dans ces deux récits oscille entre, d’une part, une double entreprise de dysphémisation et d’euphémisation du texte, et, d’autre part, le témo...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/genesis, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Genesis
2025
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Le parcours éditorial d’Histoire de l’œil et du Bleu du ciel témoigne d’une genèse saccadée. L’élaboration de la mise en discours de l’outrage fait à la mère dans ces deux récits oscille entre, d’une part, une double entreprise de dysphémisation et d’euphémisation du texte, et, d’autre part, le témoignage d’un souci de narrativité et de médiatisation de l’interdit sexuel, conforme à la nécessité scandaleuse revendiquée par Bataille dans ses prises de position théoriques. Enfin, de 1928 à 1957, l’expression du tabou se réécrit abondamment jusqu’à une concentration des textes sur la question du dire. Dans un corpus d’épisodes sexuels urophile et nécrophile, un examen comparatiste de chacune des versions officielles des deux récits, d’un manuscrit et d’un dactylogramme originaux permet d’observer la tabouisation à l’œuvre dans les textes de Bataille, à travers l’évolution de la spécularisation de l’interdit et d’une pragmatique de l’outrage maternel. |
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