D’“elle se donne” à “elle cède”
Cet article propose une analyse génétique de Claudine en ménage (1902). Le roman, signé du seul Willy, est en réalité l’œuvre de son épouse, Colette, qu’il a censurée en maints endroits avant d’y apposer sa signature. L’étude met en lumière les biais de genre d’un grand nombre de suppressions, subst...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/genesis, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Genesis
2025
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Cet article propose une analyse génétique de Claudine en ménage (1902). Le roman, signé du seul Willy, est en réalité l’œuvre de son épouse, Colette, qu’il a censurée en maints endroits avant d’y apposer sa signature. L’étude met en lumière les biais de genre d’un grand nombre de suppressions, substitutions ou ajouts effectués par Willy. Il apparaît que celui que Colette surnomme le « censeur-né » a travaillé à intensifier le pouvoir exercé par le protagoniste masculin sur les personnages féminins et à accentuer la grivoiserie du texte, afin de le rendre davantage conforme à des fantasmes virils. Ses biffures tendent à estomper le consentement féminin, en atténuant l’agentivité sexuelle des personnages de femmes. L’étude génétique fait ainsi apparaître des tentatives de prise de contrôle genrées, tant au niveau diégétique que sur le plan de l’élaboration textuelle. |
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