Des vertus génétiques du tabou
Le tabou conditionne-t-il l’acte d’écriture chez Sade ? Malgré la réhabilitation croissante de l’« homme de lettres », son identité d’écrivain reste une énigme. La dualité fondamentale du « je » sadien accompagne un acte de discours qui, tout en préservant sa singularité, se révèle apte à briser tou...
שמור ב:
| הוצא לאור ב: | URI:https://journals.openedition.org/genesis, |
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| מחבר ראשי: | |
| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
Genesis
2025
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| נושאים: | |
| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | Le tabou conditionne-t-il l’acte d’écriture chez Sade ? Malgré la réhabilitation croissante de l’« homme de lettres », son identité d’écrivain reste une énigme. La dualité fondamentale du « je » sadien accompagne un acte de discours qui, tout en préservant sa singularité, se révèle apte à briser tous les voiles comme à se modérer. L’autocensure est ainsi à l’origine d’une part substantielle du grand roman pornographique de Sade. Du Voyage d’Italie à Juliette, du tabou à l’excès, c’est une langue qui cherche sa « matière » pour communiquer sans se trahir. Le récit viatique constituant l’avant-texte du roman licencieux, leur mise en parallèle ouvre des perspectives plurielles : car ici c’est bien la matière génétique qui enferme les crispations premières d’une écriture avortée et que vient réparer le travail d’exhibition et de surenchère de la fiction seconde. Le roman de la maturité semble alors faire le point sur ce qui, dans l’œuvre de jeunesse, se désagrégeait au point de s’absenter dans l’anonymat du convenu. |
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