Quand l’accès au débat est déjà un combat. Répartition genrée du style rhétorique bas dans les débats à visée éducative
Dans les débats en classe, la construction d’un style rhétorique plus ou moins haut ou bas peut être appréhendé à partir de 6 indices linguistiques (prises de parole, ancrage dans les dires antérieurs, marques de doute, idées reprises, production d’attaques personnelles et d’auto-dévalorisations). U...
保存先:
| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/gef, |
|---|---|
| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
GEF - Genre Éducation Formation
2022
|
| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Dans les débats en classe, la construction d’un style rhétorique plus ou moins haut ou bas peut être appréhendé à partir de 6 indices linguistiques (prises de parole, ancrage dans les dires antérieurs, marques de doute, idées reprises, production d’attaques personnelles et d’auto-dévalorisations). Une étude quantitative menée sur 10 débats à propos de la gestion de l’eau potable, organisés dans 4 écoles de 3 pays met en évidence une répartition sexuée de cette polarisation verticale dans l’interaction argumentative. En mixité « paritaire », les garçons tendent à développer un style rhétorique haut, et les filles à se retrouver dans un style rhétorique bas qui limite la prise en compte de leurs idées. Une étude de cas portant sur une Discussion à Visée Philosophique illustre comment les pratiques de facilitation peuvent renforcer ce phénomène, un animateur expert passant à côté de contributions importantes d’élèves (principalement des filles) exprimées dans un style rhétorique bas. Enfin, des pistes sont évoquées pour œuvrer à la mise en place de débats éducatifs plus inclusifs. |
|---|