Les jurys de thèse ont-ils un sexe ? Enquête sur le dispositif « Refusons le 0 % » à l’Université Toulouse III

Cette recherche porte sur la composition sexuée des jurys de thèse. En 2016, l’université Toulouse III-Paul Sabatier a mis en place le dispositif « Refusons le 0 % », afin que tous les jurys de thèse locaux soient mixtes (c’est-à-dire qu’ils soient composés d’au moins une personne de chaque sexe). C...

Full beskrivning

Sparad:
Bibliografiska uppgifter
I publikationen:URI:https://journals.openedition.org/gef,
Huvudupphovsmän: Delacroix, Chloé, Armengaud, Catherine, Le Talec, Jean-Yves
Materialtyp: Article ou chapitre numérique
Språk:Français
Publicerad: GEF - Genre Éducation Formation 2022
Ämnen:
Länkar:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivning
Sammanfattning:Cette recherche porte sur la composition sexuée des jurys de thèse. En 2016, l’université Toulouse III-Paul Sabatier a mis en place le dispositif « Refusons le 0 % », afin que tous les jurys de thèse locaux soient mixtes (c’est-à-dire qu’ils soient composés d’au moins une personne de chaque sexe). Cette recherche analyse l’effet de cette mesure, en comparant la composition sexuée des jurys de thèse en 2015 et 2016, tout en recueillant les représentations exprimées par une partie des universitaires concerné·e·s. Les résultats de cette enquête ont permis de quantifier les inégalités sexuées dans les jurys de thèse et d’analyser les effets des rapports sociaux de sexe à l’œuvre dans ces jurys. Ils montrent que le dispositif « Refusons le 0 % » s’avère efficace lorsque qu’il est assorti de sanctions en cas de non respect, mais ils indiquent également que s’instaure une forme de « résistance masculine au changement », dans la mesure où l’effectif des jurys tend à augmenter et, qu’en conséquence, le nombre d’hommes ne diminue pas. Les commentaires recueillis auprès des enseignant·e·s-chercheur·e·s soulignent enfin que le sujet de l’égalité femmes-hommes à l’université demeure polémique.