« Forme scolaire » du vêtement et contrôle différencié des corps au lycée
Cet article interroge la norme scolaire en matière de vêtements à partir de l’application de restrictions vestimentaires dans un lycée général et technologique de banlieue parisienne. Il se fonde sur une enquête ethnographique réalisée entre 2018 et 2019 en tant que surveillante au lycée Léonard de...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/gef, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
GEF - Genre Éducation Formation
2023
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Cet article interroge la norme scolaire en matière de vêtements à partir de l’application de restrictions vestimentaires dans un lycée général et technologique de banlieue parisienne. Il se fonde sur une enquête ethnographique réalisée entre 2018 et 2019 en tant que surveillante au lycée Léonard de Vinci, lycée situé dans un quartier populaire de la ville bien que caractérisé par sa mixité sociale. Des entretiens semi-directifs ont été réalisés avec onze élèves afin d’étudier la façon dont les lycéen·nes interprètent et intériorisent ces restrictions. Au lycée Léonard de Vinci, les restrictions semblent d’abord se faire discrètes voire inexistantes. C’est à travers leur normalisation que celles-ci s’appliquent néanmoins. Elles construisent ainsi une « forme scolaire » (Vincent, 1980) du vêtement qui consiste à « ne pas se faire remarquer ». L’interprétation de cette règle se fait à partir de critères différenciés (d’âge, de classe, de race, de genre…) et ce à travers la référence plus ou moins explicite aux figures repoussoirs de la « pute » et du « jeune de cité ». |
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