Crystal Lake : un territoire horrifique, étude géographique de la saga Vendredi 13

Si les études géographiques sur le cinéma se multiplient ces dernières années, on constate que le cinéma d’horreur – et plus encore le cinéma d’horreur populaire – a encore peu été abordé. Cet article se propose d’analyser les dyna­miques d’un lieu unique et repris à travers la plus longue saga d’ho...

Ausführliche Beschreibung

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Bibliographische Detailangaben
Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/gc,
1. Verfasser: Gobet‑Di Maggio, Milena
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:fre
Veröffentlicht: Géographie et cultures 2020
Schlagworte:
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:Si les études géographiques sur le cinéma se multiplient ces dernières années, on constate que le cinéma d’horreur – et plus encore le cinéma d’horreur populaire – a encore peu été abordé. Cet article se propose d’analyser les dyna­miques d’un lieu unique et repris à travers la plus longue saga d’horreur, le camp de vacances Crystal Lake dans les films Vendredi 13. Cette démarche vise à reconstituer les mécanismes diégétiques qui ont fait de ce lieu un haut-lieu de l’épouvante cinématographique, un « géosymbole horrifique » qui obéit à des règles propres, mises en place par les tueurs s’étant réapproprié le camp. Celui-ci et ses rapports avec les multiples personnages revoient à la « wilderness », à la nature sauvage états-unienne et aux différentes perceptions qu’en ont les Américains. Crystal Lake s’inscrit ainsi dans un imaginaire occidental à la fois collectif et inconscient, influen­çant et influencé par l’industrie cinématographique hollywoodienne.