Itinéraires rituels et évolution de l’espace public à Téhéran (1831-1941)
Les rites religieux traditionnels obéissent à des règles et imposent leur discipline aux membres de la communauté lors des rassemblements publics. Cet article vise à montrer l’influence des cérémonies ambulatoires sur la transformation physique de Téhéran (Iran) sur un siècle (1831-1941). Imposées...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/gc, |
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| Autors principals: | , , , , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | fre |
| Publicat: |
Géographie et cultures
2020
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Les rites religieux traditionnels obéissent à des règles et imposent leur discipline aux membres de la communauté lors des rassemblements publics. Cet article vise à montrer l’influence des cérémonies ambulatoires sur la transformation physique de Téhéran (Iran) sur un siècle (1831-1941). Imposées par la dynastie safavide (XVIe-XVIIIe), ces processions chiites nationales ont profondément imprégné l’espace public de Téhéran à partir du règne de Nasseradin Shah Qâdjâr (1831-1896) au cours duquel ces rituels se sont fortement développés dans la capitale. Leur expansion s’est poursuivie jusqu’à la fin du règne de Pahlavi Ier (1925-1941). À partir des sources historiques et notamment de plans anciens, nous répertorions et analysons deux éléments déterminants pour l’apparition de symboles rituels dans l’espace urbain : les groupes de deuil par quartier et les autels, qui jouèrent un rôle essentiel dans leur formation. En retour, la présence de ces groupes dans les rues façonne les contours de l’espace public en raison de la fonction particulière dévolue aux autels. L’analyse des changements entre les deux périodes étudiées montre que ces symboles rituels sont l’un des principaux facteurs (conscients ou non) de continuité et d’évolution de l’espace urbain. On en propose une lecture sémiotique d’inspiration structuraliste pour montrer que les symboles religieux s’adaptent aux mutations du tissu urbain tout comme l’espace public est transformé par les signes associés aux rites que sont les itinéraires processuels et les autels. |
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