Réexplorer un ancien site minier
La perspective d’un renouveau minier s’esquisse aujourd’hui en France métropolitaine, dans la lignée des préconisations de l’Union européenne en matière d’indépendance énergétique et minière. Au 1er janvier 2018, onze permis d’exploration de mines métallifères ont déjà été délivrés, auxquels s’ajo...
שמור ב:
| הוצא לאור ב: | URI:https://journals.openedition.org/gc, |
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| מחבר ראשי: | |
| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | fre |
| יצא לאור: |
Géographie et cultures
2020
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| נושאים: | |
| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | La perspective d’un renouveau minier s’esquisse aujourd’hui en France métropolitaine, dans la lignée des préconisations de l’Union européenne en matière d’indépendance énergétique et minière. Au 1er janvier 2018, onze permis d’exploration de mines métallifères ont déjà été délivrés, auxquels s’ajoutent cinq demandes encore en attente. L’un de ces permis d’exploration concerne une ancienne mine de tungstène située dans la commune pyrénéenne de Couflens, près du hameau de Salau. Or, les opérations et projets d’exploration minière suscitent des résistances partout en France et, à Salau, un mouvement d’opposition s’est constitué pour dénoncer les risques sanitaires et environnementaux du projet, en mettant notamment en avant la présence d’amiante dans l’ancienne mine. En s’appuyant sur un ensemble documentaire généré par la controverse, cet article explore les représentations du site minier et de ses effets polluants ainsi que la progressive construction d’une géographie des contaminations passées. Il montre tout d’abord que le projet de réexploration de la mine de Salau repose sur l’invisibilisation du caractère amiantifère du site et des maladies qui ont pu en découler pour un certain nombre d’anciens mineurs. Au niveau local, le projet de réexploration de l’ancienne mine est soutenu par un discours plaçant en celui-ci l’espoir d’un développement économique de cette partie reculée des Pyrénées, où l’entreprise minière a réussi à tisser un réseau de relations lui permettant de faire face aux opposants. Face à l’invisibilité des enjeux sanitaires du projet, la stratégie du mouvement d’opposition a consisté à mettre au jour les pollutions et à ouvrir un espace de débat public. L’article décrit alors la prise de conscience généralisée des pollutions héritées du passé minier qu’a suscitée la controverse, alors que personne ne s’en souciait guère auparavant : les partisans du projet tentent même maintenant d’instrumentaliser l’argument environnemental en avançant que la réexploration de l’ancienne mine est nécessaire pour évaluer l’ensemble des pollutions, voire dépolluer le site. |
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