L’homme et l’arbre chez les malinké du Sénégal oriental
Depuis de nombreuses décennies, on a coutume d’accuser les sociétés traditionnelles africaines de dégrader le milieu « naturel ». C’est ce qui s’est produit lors de la création du parc national du Niokolo-Koba au Sénégal oriental où plus de trois mille paysans malinké sont expulsés de leurs terres a...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/gc, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | fre |
| Publicado: |
Géographie et cultures
2020
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Depuis de nombreuses décennies, on a coutume d’accuser les sociétés traditionnelles africaines de dégrader le milieu « naturel ». C’est ce qui s’est produit lors de la création du parc national du Niokolo-Koba au Sénégal oriental où plus de trois mille paysans malinké sont expulsés de leurs terres au profit de l’aire protégée. La nature ne serait-elle pour cette société qu’un panthéon à piller, profaner, sans aucune réserve ou considération ? Cet article montre que les représentations des arbres en pays malinké vont bien audelà des simples utilités matérielles. À l’exemple de Khaya senegalensis ou de Ceiba pentandra. Certains arbres donnent leur nom aux villages alors que d’autres interviennent sur la fertilité des semences ou des hommes. Les essences arborées sont au cœur d’une société tournée vers l’invisible dont les pratiques témoignent du profond décalage culturel entre leur regard et celui que nous portons sur les arbres. L’arbre est une passerelle entre tes mondes, il s’insère chez les Malinké dans une certaine vision systémique de la nature qui va à l’encontre des logiques « prédatrices » dont on les accuse. |
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