Refuge et antimonde frontalier
À partir de l’exemple des camps de réfugiés indochinois des frontières de la Thaïlande, cet article se propose d’étudier la notion d’antimonde, telle qu’elle fut définie par le géographe Roger Brunet dans les années 1980. Cet espace transfrontalier, au fonctionnement en partie occulte, résulte de la...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/gc, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | fre |
| Publié: |
Géographie et cultures
2025
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | À partir de l’exemple des camps de réfugiés indochinois des frontières de la Thaïlande, cet article se propose d’étudier la notion d’antimonde, telle qu’elle fut définie par le géographe Roger Brunet dans les années 1980. Cet espace transfrontalier, au fonctionnement en partie occulte, résulte de la superposition de la juridiction internationale et des lois thaïlandaises en matière de refuge et d’asile. Les personnes accueillies dans ces camps sont dotées d’une visibilité statistique ambivalente et conservent d’étroites relations avec les groupes de guérilla de leur pays d’origine. L’instrumentalisation globale des combattants et des réfugiés par la résistance, l’armée locale et les Nations unies, est censée permettre une résolution politico-militaire des conflits locaux. Le rôle politique de cette frontière est maintenu dans l’ombre de son rôle humanitaire. Ce mode de fonctionnement particulier définit des espaces de dissimulation au sein des camps et impose des défis au chercheur qui doit alors assouplir sa démarche scientifique. |
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