Prison et boîte de nuit
L’objet de cet article est de faire des lieux-fantômes un outil de compréhension de la situation post-conflictuelle au Liban. La réflexion menée se situe à la croisée de deux terrains de recherches : les spatialités nocturnes dans la ville de Beyrouth d’une part, et la fabrique des lieux de mémoire...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/gc, |
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| Hlavní autoři: | , |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | fre |
| Vydáno: |
Géographie et cultures
2019
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | L’objet de cet article est de faire des lieux-fantômes un outil de compréhension de la situation post-conflictuelle au Liban. La réflexion menée se situe à la croisée de deux terrains de recherches : les spatialités nocturnes dans la ville de Beyrouth d’une part, et la fabrique des lieux de mémoire au Sud du Liban d’autre part. Ces espaces ont connu de nombreuses périodes de conflit, de durée et d’intensité variables. Les héritages de ces conflits sont d’ordres divers et posent la double question de l’inachèvement – plus précisément, de la difficulté à clore une période trouble – et des résurgences mémorielles. Nous interrogeons ces héritages à travers la notion de lieu-fantôme, qui désigne des lieux où les traces du passé – conflictuel ou non – hantent le présent et modifient les perceptions et les usages de l’espace. La mise en perspective de deux terrains d’étude mène d’abord à nous interroger sur les types de lieux-fantômes et les modalités de leur persistance ou de leur production. Ces lieux-fantômes apparaissent ensuite comme dissonants, dans la mesure où ils renvoient à un dédoublement des temporalités auxquelles ils font référence. Enfin, l’usage ou l’instrumentalisation de ces lieux par divers acteurs, notamment politiques, est analysé via le processus – souvent détourné – de conjuration du passé. Ces trois registres d’analyse (spatialités, dissonances, conjurations) donnent à voir différents modes d’appropriation ou d’instrumentalisation des lieux-fantômes, qui sont autant de moyens d’habiter Beyrouth et le Liban. |
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