Cultures et géopolitique en Iran
Les réfugiés Afghans représentent plus de 14,5 % de la population de la province iranienne du Khorâssân. La plupart d’entre eux resteront définitivement en Iran. Cette population, étant très concentrée du point de vue géographique, ethnique et religieux, gardera ses caractères et sera difficilement...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/gc, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | fre |
| Pubblicazione: |
Géographie et cultures
2018
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Les réfugiés Afghans représentent plus de 14,5 % de la population de la province iranienne du Khorâssân. La plupart d’entre eux resteront définitivement en Iran. Cette population, étant très concentrée du point de vue géographique, ethnique et religieux, gardera ses caractères et sera difficilement assimilée. Alors que la frontière Iran-Afghanistan séparajadis les populations persanes et pashtunes, le sud du Khorâssân est devenu une région sunnite pashtunophone que les autorités iraniennes ne contrôlent quasiment plus. Désormais, le peuplement sunnite est continu de la mer d’Oman à l’Asie centrale. Cette nouvelle réalité culturelle facilite beaucoup l’influence de l’Arabie Saoudite dans ces provinces et pourrait ëtre à la source de revendications territoriales futures de l’Afghanistan, ou des pays d’Asie centrale qui voudraient obtenir un accès à la mer d’Oman. L’État iranien sera peut-être tenté de lutter contre les forces centrifuges qui poussent ces régions hors du monde persan, par une politique de dispersion des réfugiés qui veulent rester en Iran sur l’ensemble du territoire national, loin de la frontière afghane. |
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