Matérialité et spatialité d’une mémoire meurtrie

Généralement associées aux puissants, les politiques mémorielles et patrimoniales constituent un angle d’analyse des rapports de force entre classes sociales. Les catégories populaires disposent d’une capacité d’appropriation de leurs espaces beaucoup plus limitée. C’est le cas pour la classe ouvriè...

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Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/gc,
Autor Principal: Zanetti, Thomas
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:fre
Publicado: Géographie et cultures 2019
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Généralement associées aux puissants, les politiques mémorielles et patrimoniales constituent un angle d’analyse des rapports de force entre classes sociales. Les catégories populaires disposent d’une capacité d’appropriation de leurs espaces beaucoup plus limitée. C’est le cas pour la classe ouvrière, dont la majorité des lieux de vie et de travail a disparu, et dont la mémoire fait encore rarement patrimoine. Face à cette difficulté d’ancrer leurs mémoires dans l’espace et la matérialité des lieux, les « dominés » peuvent s’engager dans des pratiques mémo­rielles et patrimoniales alternatives. C’est le cas des anciens verriers de Givors, qui ont engagé une lutte pour la reconnaissance de leurs maladies professionnelles, lutte qui s’appuie notamment sur la matérialité et la spatialité de leur mémoire collective, à travers la mobilisation d’un héritage industriel.