Une tour d’habitat populaire, trois représentations contrastées

En France, malgré des projets de bureaux à Paris ou Lyon, l’image de la tour est encore largement associée au logement populaire et social, du fait de la forte présence de ce type d’édifice dans les grands ensembles. Or, ce type de tour occupe plutôt l’actualité du fait de la démolition, encouragée...

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Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/gc,
Autor principal: Kaddour, Rachid
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:fre
Publicado: Géographie et cultures 2018
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:En France, malgré des projets de bureaux à Paris ou Lyon, l’image de la tour est encore largement associée au logement populaire et social, du fait de la forte présence de ce type d’édifice dans les grands ensembles. Or, ce type de tour occupe plutôt l’actualité du fait de la démolition, encouragée depuis 2003 par l’Agence nationale pour la rénovation urbaine dans les Zones urbaines sensibles. Toutefois, l’image négative des « banlieues » et de leurs difficultés est-elle la seule à associer aux tours d’habitat populaire des grands ensembles ? Ne tend-elle pas à laisser dans l’ombre d’autres représentations ? Le cas de la tour Plein-ciel à Saint-Étienne, édifice construit en 1972, démoli en 2011, emblématique des grands ensembles stéphanois et occupant une place particulière dans le paysage de la ville, est sur ce point riche d’informations. Une chronique de cette tour est réalisée à partir de la constitution et de l’analyse d’un corpus d’une dizaine d’images artistiques (photographie, film, graphisme), complétées par une recherche docu­mentaire et des entretiens. Cette chronique met en lumière un système de représentations complexe : durant quatre décennies, la tour est perçue comme un symbole de modernité, l’emblème d’un grand ensemble en déclin et un monument dans le paysage de la ville. Les deux dernières représentations, l’une stigmatisante, l’autre valorisante, coexistent même durant les dernières années de l’édifice.