La résidence d’écrivain
Cet article interroge le dispositif culturel de la résidence d’écrivain sous l’angle de la géographie littéraire qui étudie l’inscription de la littérature dans l’espace et/ou la représentation des lieux dans les textes littéraires. Les résidences d’écrivains se développent de façon exponentielle de...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/gc, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | fre |
| Pubblicazione: |
Géographie et cultures
2018
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Cet article interroge le dispositif culturel de la résidence d’écrivain sous l’angle de la géographie littéraire qui étudie l’inscription de la littérature dans l’espace et/ou la représentation des lieux dans les textes littéraires. Les résidences d’écrivains se développent de façon exponentielle depuis les années 1980 avec la démocratisation et la territorialisation des politiques culturelles, en France et en Europe. Pour autant cette pratique n’a que rarement été explorée, documentée et problématisée. L’étude se concentre essentiellement sur la façon dont les organisateurs de résidences littéraires envisagent les rapports qui peuvent se nouer entre la résidence et le lieu et fait apparaître la diversité des approches du lieu, en soulignant l’émergence de résidences consacrées à la thématique paysagère. En effet, les résidences peuvent s’apparenter à autant de carrefours culturels qui servent les besoins de mobilité des auteurs fuyant les zones de conflits ou ressentant le besoin de développer une culture internationale. D’autres résidences s’organisent autour de critères génériques (auteurs de jeunesse, romans policiers, etc.) ou visent à promouvoir essentiellement une optique de travail continu auprès d’une institution (bibliothèque par ex.). De fait, elles sont amenées à relativiser l’importance du lieu comme marqueur socio-culturel et comme délimitation topographique. Cependant, depuis les années 1990, on constate aussi l’émergence de plus en plus marquée de résidences qui entendent dépayser les auteurs et les inciter à produire des textes en rapport avec le lieu où ils sont invités à séjourner. En conclusion, l’article esquisse les enjeux de l’écriture du paysage en situation de résidence et souligne le fait que le dispositif résidentiel peut aussi bien favoriser que contraindre cette écriture du paysage. |
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