Orchestrer la présence des musiciens dans le métro parisien

L’indésirabilité est avant tout une construction sociale et culturelle qui traduit des rapports de pouvoir asymétriques. La définition des individus ou des groupes « indésirables » évolue donc dans le temps et dans l’espace, en lien avec des contextes d’énonciation et des groupes de définisseurs par...

Mô tả đầy đủ

Đã lưu trong:
Chi tiết về thư mục
Xuất bản năm:URI:https://journals.openedition.org/gc,
Những tác giả chính: Froment-Meurice, Muriel, Fleury, Antoine
Định dạng: Article ou chapitre numérique
Ngôn ngữ:fre
Được phát hành: Géographie et cultures 2018
Những chủ đề:
Truy cập trực tuyến:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Miêu tả
Tóm tắt:L’indésirabilité est avant tout une construction sociale et culturelle qui traduit des rapports de pouvoir asymétriques. La définition des individus ou des groupes « indésirables » évolue donc dans le temps et dans l’espace, en lien avec des contextes d’énonciation et des groupes de définisseurs particuliers. Cet article s’intéresse à la manière dont les gestionnaires de l’espace public construisent et redéfinissent l’indésirabilité en prenant pour cas d’étude les musiciens du métro parisien. En s’appuyant sur une enquête par entretiens menée auprès d’agents de la RATP et de musiciens, complétée par la constitution d’un corpus de documents produits par la RATP, il propose une analyse rétrospective à moyen terme de la politique de gestion des musiciens mise en œuvre par l’entreprise publique. Il montre comment celle-ci, se considérant non plus seulement comme un transpor­teur mais aussi comme un gestionnaire d’espaces publics, a progressivement et partiellement fait sortir certains musiciens de l’indésirabilité. Trois étapes peuvent être distinguées. Dans un premier temps, les musiciens ont été définis comme un groupe « indésirable » qu’il convient de faire disparaître dans le cadre d’une politi­que de « reconquête ». Dans un deuxième temps, un système d’accréditation a été mis en place pour faire avec la pratique musicale et tenter de la réguler. Dans un troisième temps, les musiciens accrédités ne sont plus considérés comme indésira­bles, contrairement à d’autres groupes, certains d’entre eux se trouvent inscrits dans une stratégie commerciale visant à valoriser aussi bien l’espace du métro que l’image de l’entreprise.