El Bajo de la Ciudad Vieja de Montevideo
Cet article analyse les stratégies déployées par les acteurs qui souhaitent accélérer la valorisation économique des biens immobiliers de la Ciudad Vieja de Montevideo, centre historique de la capitale d’Uruguay. Ces stratégies s’appuient sur le patrimoine et l’art, afin de modifier les représentati...
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| In: | URI:https://journals.openedition.org/gc, |
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| Main Author: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Published: |
Géographie et cultures
2017
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| Subjects: | |
| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Cet article analyse les stratégies déployées par les acteurs qui souhaitent accélérer la valorisation économique des biens immobiliers de la Ciudad Vieja de Montevideo, centre historique de la capitale d’Uruguay. Ces stratégies s’appuient sur le patrimoine et l’art, afin de modifier les représentations de cet espace et de favoriser son appropriation par les gentrifieurs potentiels. Depuis une dizaine d’années, on y observe les prémices d’un processus de gentrification. Les transformations qu’il implique s’opèrent à un rythme lent, contrastant avec la rapidité et l’intensité des transactions immobilières des années 2000, justement motivées par la perspective de la gentrification. Aujourd’hui, certains propriétaires attendent une augmentation des prix pour transformer ou vendre leurs biens, laissant nombre d’entre eux inoccupés. Dans ce contexte, différents promoteurs ou groupes d’investisseurs mettent en place des actions susceptibles de favoriser le processus attendu. Ainsi, le caractère patrimonial des biens immobiliers réhabilités afin d’accueillir des foyers aisés est mis en avant : la transformation matérielle du bâti se double de la production et de la diffusion d’un ensemble de discours. Certains acteurs, privés et publics, entendent également mobiliser l’art comme un outil de régénération urbaine, capable de transformer les représentations attachées à ce quartier mais aussi d’y permettre l’apparition de nouvelles pratiques. La principale stratégie repose sur la mise à disposition de lieux de travail et d’exposition pour les artistes ainsi que sur le renforcement de leur visibilité, à travers des événements réguliers qui occupent également les rues. La fréquentation et l’appropriation de cet espace par des jeunes gens « bohèmes et branchés » doivent en effacer les stigmates de la pauvreté et de la criminalité. Par la place qu’on lui confère au sein du quartier, matériellement et discursivement, l’art joue ainsi, à la suite du patrimoine, le rôle de catalyseur des transformations urbaines attendues. |
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