Géographie, tournant culturel et imaginaires nationaux

Cet article interroge la construction de la nation comme objet géographique au cours des XIXe et le XXe siècle en s’appuyant sur des outils conceptuels fournis par la géographie culturelle, tels que les imaginaires, les identités et les transferts culturels. Focalisé sur le « Long Risorgimento » ita...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/gc,
Autor principal: Ferretti, Federico
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:fre
Publicat: Géographie et cultures 2016
Matèries:
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Descripció
Sumari:Cet article interroge la construction de la nation comme objet géographique au cours des XIXe et le XXe siècle en s’appuyant sur des outils conceptuels fournis par la géographie culturelle, tels que les imaginaires, les identités et les transferts culturels. Focalisé sur le « Long Risorgimento » italien, il montre la contribution que les approches culturelles peuvent apporter à l’histoire de la géographie. À partir des sources primaires et de la littérature existante, il donne un aperçu sur le travail effectué par les géographes italiens pour construire des identités et des imaginaires nationaux avant que l’Italie ne soit établie dans ses frontières actuelles. Il questionne d’abord la manière dont ces géographes naturalisent l’unité nationale. Il s’interroge ensuite sur la façon dont ils justifient leurs positions centralistes ou fédéralistes par des arguments géographiques. Il essaie enfin d’évaluer leur dette envers la circulation internationale des savoirs ou, d’après une définition utilisée récemment par des historiens de la géographie, des « cultures géographiques » en provenance principalement des aires francophones et germanophones. Les réponses, forcément provisoires, à ces questions, éclairent la pertinence des études culturelles et du tournant culturel dans l’étude de la circulation des savoirs géographiques et de la construction des objets de la géographie au sein de l’histoire disciplinaire.