Les objets et la condition de migrant
La géographie des objets permet d’observer et de comprendre la société avec un regard original. Pour le montrer, cet article propose de réfléchir à la place des objets dans le contexte des migrations dites « clandestines ». Partant d’un travail de terrain réalisé à Cherbourg et sur les côtes de la M...
Sparad:
| I publikationen: | URI:https://journals.openedition.org/gc, |
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| Huvudupphovsman: | |
| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | fre |
| Publicerad: |
Géographie et cultures
2016
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| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | La géographie des objets permet d’observer et de comprendre la société avec un regard original. Pour le montrer, cet article propose de réfléchir à la place des objets dans le contexte des migrations dites « clandestines ». Partant d’un travail de terrain réalisé à Cherbourg et sur les côtes de la Manche auprès des exilés depuis 2008, il s’agit de voir comment les objets peuvent intégrer la démarche de recherche et renouveler l’approche d’une question sociale. Nous avançons en effet que l’étude des objets révèle les rapports de pouvoirs qui prennent formes aux frontières de l’Europe entre exilés et société. La première partie de l’article présente la manière dont les objets ont été pensés comme un élément de méthode pour l’observation de la condition des migrants pendant le parcours d’émigration. Ensuite, nous discutons des différentes valeurs attribuées aux objets par les migrants. Enfin, nous adoptons un point de vue extérieur pour montrer comment les objets caractérisent les rapports de domination qui sont attachés au fait clandestin. |
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