Des animaux-objets ?
Cet article, fondé sur plusieurs études empiriques, propose d’analyser le zoo comme un dispositif de requalification des animaux qu’il prend en charge. En les recontextualisant, en les transformant en marchandises périssables, en les utilisant comme banques de gènes ou signes d’exotisme et de sauvag...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/gc, |
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| Prif Awdur: | |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | fre |
| Cyhoeddwyd: |
Géographie et cultures
2016
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Cet article, fondé sur plusieurs études empiriques, propose d’analyser le zoo comme un dispositif de requalification des animaux qu’il prend en charge. En les recontextualisant, en les transformant en marchandises périssables, en les utilisant comme banques de gènes ou signes d’exotisme et de sauvagerie, le zoo les objectifie. Le vivant est alors réduit à une dimension de fonctionnement technique voire à un résidu gênant : un objet est-il d’abord quelque chose qui n’est pas vivant ? Pour autant, cette objectification n’annihile pas l’agentivité animale. Le zoo apparait alors comme un lieu où observer, dans la quotidienneté des pratiques, une redistribution de la capacité d’action, qui sans s’arrêter aux frontières de l’humanité, est sensible aux dissymétries de pouvoir et aux hiérarchies. Nous verrons qu’il n’y a pas d’essence de l’animal mais une série de régimes de valeurs et de statuts, traversés de fluctuations, de bifurcations et de mutations. |
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