J'égo-géographie...
Si l’égogéographie est un mot répandu dans la communauté géographique française qui en a fait l’un des attendus de l’habilitation à diriger des recherches, le sens à lui donner reste faible et il est difficile d’en trouver une définition consensuelle. Ce flou est d’autant plus paradoxal que les stan...
Enregistré dans:
| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/gc, |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Géographie et cultures
2015
|
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Si l’égogéographie est un mot répandu dans la communauté géographique française qui en a fait l’un des attendus de l’habilitation à diriger des recherches, le sens à lui donner reste faible et il est difficile d’en trouver une définition consensuelle. Ce flou est d’autant plus paradoxal que les standards contemporains de la science exigent désormais une réflexivité accrue de la part des scientifiques, qui doit tendre vers le principe de symétrie. Au-delà de l’(auto)bio-géographie de géographe qui vise, par le récit de vie, à composer une figure de chercheur·e en l’ancrant dans les lieux où la carrière se déploie, ou au-delà de la démarche égogéographique inspirée par Jacques Lévy qui entend construire l’autorité d’un·e auteur·e grâce à un retour sur sa production scientifique, ce numéro invite à explorer les multiples rapports entre l’égo (dimension identitaire du sujet épistémique) et la géographie (ensemble de connaissances et de méthodes). Alors, j’égo-géographie ! |
|---|