À la recherche du climat dans les météorologiques et dans l’œuvre d’Aristote
Dans ses Météorologiques, Aristote se donne à analyser une curieuse catégorie de phénomènes. Son projet comme son discours relèvent d’une culture, d’une vision du Monde et d’une épistémé qui ne sont pas les nôtres. Ainsi, le climat ne peut y être pensé : Aristote ignore la moyenne et ne s’intéresse...
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| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/gc, |
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| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Géographie et cultures
2014
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| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Dans ses Météorologiques, Aristote se donne à analyser une curieuse catégorie de phénomènes. Son projet comme son discours relèvent d’une culture, d’une vision du Monde et d’une épistémé qui ne sont pas les nôtres. Ainsi, le climat ne peut y être pensé : Aristote ignore la moyenne et ne s’intéresse guère aux différenciations spatiales. C’est quand, de physicien, il se fait géographe (dans ses Problèmes) et cherche à expliquer la variété des sociétés, qu’apparaît, en filigrane, le concept de climat. On peut en conclure que la spécificité de la climatologie réside dans sa géographicité, mais il faut prendre garde à ce que notre travail d’ethnogéographe, en nous amenant à opérer des transferts de catégories, ne nous fasse supposer qu’un concept puisse préexister au discours qui l’énonce. |
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