La nature à Istanbul
Bien qu’elle semble bien dotée par la nature, Istanbul apparaît comme une ville très minérale où les espaces « naturels » sont très fragmentés ou rejetés dans une périphérie lointaine où ils sont de plus en plus menacés. Cet article s’attache à montrer comment cette situation paradoxale résulte de l...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/gc, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Géographie et cultures
2013
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Bien qu’elle semble bien dotée par la nature, Istanbul apparaît comme une ville très minérale où les espaces « naturels » sont très fragmentés ou rejetés dans une périphérie lointaine où ils sont de plus en plus menacés. Cet article s’attache à montrer comment cette situation paradoxale résulte de la superposition d’héritages successifs. Devenue capitale de l’Empire ottoman au XVe siècle, la ville a été repeuplée par des déportés et migrants d’origine rurale, d’où une accumulation de maisons de bois et de jardins, mais elle s’est très vite densifiée, ne laissant d’espaces verts bien visibles qu’au cœur du palais, des complexes religieux et la ceinture des cimetières, au-delà desquels l’aristocratie allait estiver sur les rives du Bosphore. Avec la création des premiers jardins publics à l’européenne, l’ère des Réformes au XIXe siècle, a inauguré une série de transformations liées à l’ouverture sur le monde : explosion urbaine étendant et densifiant la métropole, intégration du Bosphore à l’agglomération, fuite en avant vers des cités privées « en pleine nature ». |
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