Des rues globales marchandes ?

À Dakar, à la fin des années 1990, les marchands chinois se sont installés à l’une des entrées du Plateau, le quartier des affaires, sur une longue artère bordée d’allées, plus connue sous le nom d’« allées du Centenaire » où défilent les soldats de l’armée sénégalaise à l’occasion de la fête de l’I...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/gc,
Autors principals: Bertoncello, Brigitte, Bredeloup, Sylvie
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Géographie et cultures 2013
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:À Dakar, à la fin des années 1990, les marchands chinois se sont installés à l’une des entrées du Plateau, le quartier des affaires, sur une longue artère bordée d’allées, plus connue sous le nom d’« allées du Centenaire » où défilent les soldats de l’armée sénégalaise à l’occasion de la fête de l’Indépendance. Dans le même temps, des traders africains s’implantaient à Canton, la capitale du Guangdong, dans la perspective d’organiser la commercialisation des produits fabriqués dans les « zones économiques spéciales », à destination d’une clientèle africaine. Sitôt arrivé dans la Huanshi middle road, cette grande artère située au Nord-Ouest de la ville, à proximité de la gare ferroviaire centrale et d’une des célèbres grandes foires, le visiteur est frappé par la présence africaine. À partir d’observations conduites au cours de ces dernières années, à la fois dans les allées du Centenaire dans la capitale sénégalaise et dans le quartier Xiao Beilu à Canton, cet article propose d’appréhender la place de ces rues dans l’organisation des réseaux commerciaux transnationaux de produits chinois et d’apprécier le rôle des migrants, qu’ils soient Chinois ou Africains, en lien avec la société locale dans la construction de ces rues globales marchandes.