La cosmogonie dalinienne

« En organisant un espace, on réitère l’œuvre exemplaire des dieux » (Eliade, 1965, p. 35). Par ce fait, l’homme poursuit l’œuvre inachevée de la Création. Il s’élève au rang de créateur. Le peintre est quant à lui doublement créateur. Il organise, comme tout un chacun, son espace personnel, celui d...

Cur síos iomlán

Sábháilte in:
Sonraí bibleagrafaíochta
Foilsithe in:URI:https://journals.openedition.org/gc,
Príomhchruthaitheoir: Venon, Fabien
Formáid: Article ou chapitre numérique
Teanga:Français
Foilsithe / Cruthaithe: Géographie et cultures 2013
Ábhair:
Rochtain ar líne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Cur síos
Achoimre:« En organisant un espace, on réitère l’œuvre exemplaire des dieux » (Eliade, 1965, p. 35). Par ce fait, l’homme poursuit l’œuvre inachevée de la Création. Il s’élève au rang de créateur. Le peintre est quant à lui doublement créateur. Il organise, comme tout un chacun, son espace personnel, celui de ses pratiques concrètes, le territoire qu’il connaît et reconnaît comme étant le sien. Il organise aussi sa toile, le territoire de son imaginaire, sa noosphère. Dans le cadre de cet article, nous tenterons d’aborder les liens qui peuvent exister entre la perception de l’espace quotidien et la représentation de l’espace pictural. Pour ce faire, nous nous intéresserons naturellement à un peintre surréaliste qui projetait ses visions paranoïaques sur la toile, un peintre qui a aussi médiatisé sa vie personnelle, nous permettant ainsi d’en explorer toutes les facettes : il s’agit bien entendu de Salvador Dalí.