Géographie(s) à fleur de peau
En écho aux travaux développés dans le cadre du tournant culturel sur la place des représentations et des imaginaires géographiques dans l’élaboration des territorialités, cet article engage une discussion d’ordre épistémologique et entend démontrer qu’il est possible de promouvoir une analyse des r...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/gc, |
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| Prif Awdur: | |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Géographie et cultures
2022
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | En écho aux travaux développés dans le cadre du tournant culturel sur la place des représentations et des imaginaires géographiques dans l’élaboration des territorialités, cet article engage une discussion d’ordre épistémologique et entend démontrer qu’il est possible de promouvoir une analyse des relations signifiantes et créatrices qui se tissent entre l’individu et le lieu. Ces relations dont la portée renvoie à une quête existentielle sont au fondement des formes d’attachements aux spatialités. Dans ce contexte, il s’agit de promouvoir une géographie poétique, sensuelle et réincarnée où l’incorporation de l’objet par le chercheur occupe une place prépondérante afin que l’intuition et la connaissance tacite soient réinvesties dans le dispositif méthodologique. L’ethnographie énactive et la participation observante sont alors considérées comme des approches méthodologiques fécondes dans la mesure où elles permettent au chercheur de saisir le caractère intime, sensible, poétique et charnel des relations qu’il entretient et, plus largement, que les individus entretiennent au lieu. Cette lecture socio-anthropologique sensible de l’habiter explore les dialectiques qui s’orchestrent entre l’individu et le lieu. Il s’agit alors de poser l’hypothèse qu’en fonction des résonances sensuelles, émotionnelles et affectives qu’engendrent ces relations au lieu les individus expérimentent l’intensité de leur présence au monde dont la dimension ontologique dépend étroitement de la profondeur des formes d’attention portées au caractère eidétique des lieux, au corps, à soi, à l’autre, à l’espace, au temps… Enfin, cette géographie à fleur de peau est présentée comme un cadre paradigmatique opportun pour un réenchantement de la démocratie participative érigé sur la reconnaissance du caractère existentialiste de l’habitabilité. |
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