Jusqu’au bout de la promenade ?
Dès le XVIIIe siècle, le tourisme littoral expérimente en Grande-Bretagne des formes architecturales qui vont servir de référence, en particulier la jetée de plaisir qui permet des activités variées (promenade, pêche, danse, théâtre, restaurant, attractions…). Au XIXe siècle, ces lieux de loisirs p...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/gc, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | fre |
| Publicado em: |
Géographie et cultures
2021
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Dès le XVIIIe siècle, le tourisme littoral expérimente en Grande-Bretagne des formes architecturales qui vont servir de référence, en particulier la jetée de plaisir qui permet des activités variées (promenade, pêche, danse, théâtre, restaurant, attractions…). Au XIXe siècle, ces lieux de loisirs populaires connaissent une diffusion géographique rapide grâce notamment au chemin de fer et à l’émergence d’importants foyers de population. Très sensibles aux tempêtes, aux incendies, aux collisions et aux guerres, ces espaces du quotidien ont subi, surtout vis-à-vis de destinations lointaines désormais accessibles par avion, une forte désaffection à partir des années 1980. Néanmoins, face aux menaces de démolition, des résistances animées d’une forme de patriotisme local s’organisent bien aidées par la patrimonialisation des jetées et l’apport financier de la National Lottery. Depuis la fin des années 1990, un mouvement de régénération des stations balnéaires britanniques s’est enclenché qui, entre autres, misent alternativement sur l’authenticité ou la réinterprétation moderne de leurs jetées. Finalement, la fierté populaire affichée lors de la réouverture après travaux par les résidents et les touristes montre que le sentiment d’appartenance à une pratique populaire du bord de mer britannique reste profondément ancré |
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