Être à la marge pour respecter les morts

À partir d’une ethnographie réalisée dans la ville de Chefchaouen (nord-ouest du Maroc), cet article rend compte de la diversité des usages de l’espace du cimetière de Sidi Abdelahmid. Si ce site est d’ordre religieux, il s’apparente égale­ment à un espace vert public en ce qu’il est le lieu de dive...

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Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/gc,
1. Verfasser: Jabiot, Isabelle
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:fre
Veröffentlicht: Géographie et cultures 2020
Schlagworte:
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:À partir d’une ethnographie réalisée dans la ville de Chefchaouen (nord-ouest du Maroc), cet article rend compte de la diversité des usages de l’espace du cimetière de Sidi Abdelahmid. Si ce site est d’ordre religieux, il s’apparente égale­ment à un espace vert public en ce qu’il est le lieu de diverses pratiques et activités non funéraires, faisant presque des rituels funéraires et des visites aux défunts un usage marginal du cimetière. À la croisée entre géographie sociale des cimetières et géographie des marges, l’article interroge, entre « marge sociale » et « marge spatiale », le rapport des individus à la norme (et ses limites) quant aux formes d’occupation et modes d’appropriation au sein de cet espace de la mort. En privilégiant l’étude des éleveuses de chèvres installées quotidienne­ment dans le cimetière, l’article met l’accent sur les processus d’appropriation du cimetière, soit spatialement à la marge du cimetière ou soit socialement en marge, qui interrogent les pratiques et leurs ajustements en relation avec les normes sociales et reli­gieuses. En cela, le site de Sidi Abdelahmid est une belle illustration de la plasticité des territoires et des marges, tout autant que des dynamiques sociales et spatiales à l’œuvre dans l’espace des morts.