Les « désirs d’être » du hip hop à Luanda
À la fin des années 1970, un mouvement artistique pluridisciplinaire émerge du Bronx, le quartier noir de New York. À l’aide de quelques bombes de peinture ou de vieux disques vinyl, le hip hop exprime la fierté d’être du ghetto, d’être minoritaire dans un monde où l’on n’a pas choisi sa place. Pend...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/gc, |
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| Autori principali: | , |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Géographie et cultures
2014
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | À la fin des années 1970, un mouvement artistique pluridisciplinaire émerge du Bronx, le quartier noir de New York. À l’aide de quelques bombes de peinture ou de vieux disques vinyl, le hip hop exprime la fierté d’être du ghetto, d’être minoritaire dans un monde où l’on n’a pas choisi sa place. Pendant ce temps-là, l’Angola négocie son indépendance dans la guerre. Une guerre coloniale contre les Portugais tout d’abord, une guerre civile entre les partis de libération ensuite. En 2002, la paix s’installe enfin en Angola ; le mythe du hip hop new-yorkais dure toujours. À Luanda, comme partout dans le monde, la jeunesse clame sa quête de reconnaissance sur des samples inspirés du Bronx. Mais le rêve d’une résistance ordinaire ‘par le bas’ (l’underground) s’entrechoque avec la réalité d’un formatage ‘par le haut’ (le mainstream) qui réduit le hip hop à son expression musicale (le rap), qui en institutionnalise l’offre et la demande. « Musique populaire, de jeunes, commerciale, urbaine », en déconstruisant les clichés du genre les auteurs dévoilent l’invention d’une société citadine au jour le jour. Les clips présentés dans l’article, tous accessibles en ligne, expriment à leur manière l’espoir d’une ville plus juste, après un demi-siècle de guerre. |
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