La reconstruction des Eski Chahar à Tachkent et à Boukhara (Ouzbékistan) : à la recherche d’un mythe ?

La reconstruction qui consiste à « construire de nouveau (ce qui était démoli) », à « réédifier, refaire » ou à « reconstituer »1, bouleverse le tissu urbain. Remet-elle en question l’identité des lieux ? Est-elle acceptée par les habitants ? En Ouzbékistan, les quartiers hérités de la période préco...

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Xuất bản năm:URI:https://journals.openedition.org/gc,
Tác giả chính: Pincent, Guillemette
Định dạng: Article ou chapitre numérique
Ngôn ngữ:Français
Được phát hành: Géographie et cultures 2013
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Tóm tắt:La reconstruction qui consiste à « construire de nouveau (ce qui était démoli) », à « réédifier, refaire » ou à « reconstituer »1, bouleverse le tissu urbain. Remet-elle en question l’identité des lieux ? Est-elle acceptée par les habitants ? En Ouzbékistan, les quartiers hérités de la période précoloniale, les eski chahar (« vieille ville », en ouzbek) sont peu à peu reconstruits par les pouvoirs publics, attachés à rebâtir ou à reconstituer des monuments disparus. L’état le fait au nom de logiques économiques, politiques ou religieuses. Bien que l’authenticité historique des sites soit bafouée, les habitants ne remettent pas en cause cette démarche : l’identité des lieux n’est pas forcément liée aux briques des édifices. Bien au contraire : désormais, la cité devenue décor est façonnée pour correspondre à une image mythifiée de Tachkent et de Boukhara.