Le passé des origines, le présent de l’action culturelle
La musique créole est-elle une musique noire ? Le maloya, le séga à La Réunion, le kasé-ko, le kamoungué, le grajé, en Guyane, ont des origines africaines à travers la migration forcée des esclaves venus du Mozambique, de Madagascar, de l’Afrique de l’Est, pour ce qui est de La Réunion, ou de l’Oues...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/gc, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Géographie et cultures
2013
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | La musique créole est-elle une musique noire ? Le maloya, le séga à La Réunion, le kasé-ko, le kamoungué, le grajé, en Guyane, ont des origines africaines à travers la migration forcée des esclaves venus du Mozambique, de Madagascar, de l’Afrique de l’Est, pour ce qui est de La Réunion, ou de l’Ouest, pour ce qui est de la Guyane, via parfois les plantations portugaises ou hollandaises du Brésil ou du Surinam. Des formes hybrides résultent de tous ces brassages, y compris dans les villages fluviaux de la Guyane et du Surinam qui ont accueilli des communautés de Marrons, à la fin du XVIIe siècle et durant tout le XVIIIe siècle. La créativité et la vitalité de ces populations dans le domaine musical ont contribué à maintenir un héritage ancestral dans lequel le passé africain reste très présent, tout en produisant une musique comme l’aleke qui a fini par être la plus populaire parmi les jeunes depuis une quinzaine d’années. L’analyse ethnomusicologique peut être amenée à relier ces musiques des Noirs Marrons guyanais au monde plus vaste de la musique noire. Mais c’est surtout l’action culturelle qui porte ces musiques au titre des musiques actuelles, maloya électrique à La Réunion et scène reggae en Guyane, encourageant une créativité et une profusion qui s’inscrit dans la complémentarité et la diversité des scènes locales. Deux types de stratégies institutionnelles observées dans les deux DOM seront ici examinées : les efforts déployés en faveur de la reconnaissance de la musique locale et les actions favorisant l’émergence de lieux pour la pratique et la formation, des lieux qui permettent l’expression de nouveaux genres musicaux, à La Réunion et en Guyane française, mais aussi et surtout leur ancrage dans de nouveaux territoires localisés et mondialisés. |
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