Territoires de mauvais genre ?
Pour les homosexuels masculins, la plage constitue bien plus qu’un lieu de loisirs. Ils tendent à se retrouver sur des portions de plages isolées, en marge de celles fréquentées par les familles : les gays peuvent ainsi échapper au regard de l’Autre et plus généralement, à un monde régi par une défi...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/gc, |
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | fre |
| Julkaistu: |
Géographie et cultures
2020
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Pour les homosexuels masculins, la plage constitue bien plus qu’un lieu de loisirs. Ils tendent à se retrouver sur des portions de plages isolées, en marge de celles fréquentées par les familles : les gays peuvent ainsi échapper au regard de l’Autre et plus généralement, à un monde régi par une définition du genre masculin qui les ignore ou les exclut. Le temps d’une journée à la plage, ils peuvent vivre en toute liberté, affirmer leur identité, voire réaliser leur sexualité. Ils investissent et s’approprient un micro-territoire organisé et divisé selon leurs propres règles : la dénudation collective et non mixte en plein jour dans le domaine public, le plus souvent en toute illégalité, constitue le symbole fort de l’occupation de la plage. À l’échelle du monde, la répartition fort contrastée de ces plages monosexuées renvoie à la géographie du tourisme international et à l’existence d’aires de civilisation marquées par des conceptions plus ou moins rigides et hiérarchiques des genres masculin et féminin. |
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