Le monument mégalithique de Roquefort à Lugasson (Gironde) et la question des allées couvertes en Aquitaine
Au cœur de l’un des foyers les plus anciens du mégalithisme européen, les allées d’Aquitaine restent encore méconnues et mal datées. Ces dolmens en allée couverte sont pourtant bien représentés entre la Charente-Maritime et le Lot-et-Garonne et font de cette région un secteur potentiel d’apparition...
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| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/galliap, |
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| Auteurs principaux: | , , , , , , , , , , , , , , , , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Gallia Préhistoire
2024
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Au cœur de l’un des foyers les plus anciens du mégalithisme européen, les allées d’Aquitaine restent encore méconnues et mal datées. Ces dolmens en allée couverte sont pourtant bien représentés entre la Charente-Maritime et le Lot-et-Garonne et font de cette région un secteur potentiel d’apparition et de diffusion du phénomène. Considérés de longue date comme des architectures tardives, à l’image des allées couvertes armoricaines, certains auteurs ont proposé une émergence de ces allées dès le Néolithique moyen. À la faveur d’un programme de restauration, de nouvelles fouilles ont été entreprises entre 2019 et 2022, sur l’allée mégalithique de Roquefort à Lugasson (Gironde), monument emblématique de l’Entre-deux-Mers. Découvert en 1922, puis vidé de son contenu, ce monument se compose aujourd’hui de 21 orthostates en calcaire à astérie et mesure près de 14 m de long. Il est intégré dans un rempart qui restait non daté à l’ouverture de ces nouvelles recherches. Le dégagement complet de l’allée de Roquefort et les sondages pratiqués sous le dallage et dans la masse du rempart ont permis de renouveler la connaissance de cette architecture. Un épisode massif de réemploi de stèles est attesté aussi bien dans le dallage que dans les orthostates et à la base du cairn et renvoie à un phénomène désormais bien connu dans le mégalithisme européen. Les datations effectuées à la base du cairn et sous le dallage permettent de dater la construction du monument de la première moitié du IVe millénaire, soit près d’un millénaire avant la datation généralement admise pour la construction des allées d’Aquitaine. Les résultats obtenus permettent ainsi d’affirmer que l’Aquitaine présente, dans l’état actuel des connaissances, les plus anciens dolmens en allées couvertes d’Europe atlantique. |
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