Lutte des classes et lutte des classements dans l’Iliade. Lecture historienne d’un agôn (Il., XXIII, 262‑652)
Le contenu des poèmes homérique a fréquemment été perçu comme une preuve manifeste de l’existence, en Grèce ancienne, sur une longue durée, d’une mentalité agonistique. La compétition aurait été une valeur cardinale. Cette conclusion repose sur une manière de lire Homère. Or, les historiens, aidés p...
Spremljeno u:
| Izdano u: | URI:https://journals.openedition.org/gaia, |
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| Glavni autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Gaia
2025
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| Teme: | |
| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | Le contenu des poèmes homérique a fréquemment été perçu comme une preuve manifeste de l’existence, en Grèce ancienne, sur une longue durée, d’une mentalité agonistique. La compétition aurait été une valeur cardinale. Cette conclusion repose sur une manière de lire Homère. Or, les historiens, aidés par les philologues, peuvent envisager une lecture autre. La course de chars du chant XXIII de l’Iliade apparaît alors non pas comme une lutte pour la victoire mais comme une institution destinée à reproduire les positions sociales des participants. Loin d’être agonistique, le monde homérique est traversé par des incertitudes sur la légitimité des hommes à exercer une autorité sur d’autres. Ce contexte social évoque le viiie siècle et renforce l’hypothèse selon laquelle cette période est celle d’une première réalisation des poèmes homériques. |
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