« Combattre les perversions morales qui les ont poussées au mal » : la prise en charge de la déviance féminine par le tribunal pour mineurs de Valence (Espagne, 1939-1958)

À travers une étude de cas centrée sur le tribunal pour mineurs de Valence et la Colonia San Vicente Ferrer, une maison de redressement présentant la spécificité d’accueillir garçons et filles dans deux sections séparées, il s’agit de présenter quelques-unes des caractéristiques de la prise en charg...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/framespa,
Autor principal: Nuq, Amélie
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Les Cahiers de Framespa 2011
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:À travers une étude de cas centrée sur le tribunal pour mineurs de Valence et la Colonia San Vicente Ferrer, une maison de redressement présentant la spécificité d’accueillir garçons et filles dans deux sections séparées, il s’agit de présenter quelques-unes des caractéristiques de la prise en charge de la déviance féminine sous le franquisme. Les motifs d’envoi en maison de redressement ne sont pas les mêmes pour les jeunes filles que pour les jeunes garçons, les autorités judiciaires et les familles étant surtout sensibles à la dimension morale et sexuelle de l’inconduite féminine. Ce sont la religion et le travail qui doivent permettre de redresser ces jeunes femmes « déchues », essentiellement issues de milieux populaires, afin d’en faire des épouses et des mères chrétiennes, conformément à l’archétype féminin célébré par la dictature franquiste.