L’effacement des lynchages californiens. La mémoire et l’instrumentalisation des images
Avant d’être pratiqué à grande échelle dans le Vieux Sud après l’abolition de l’esclavage, le lynchage avait été massivement employé à l’Ouest des États-Unis où il fit des centaines de victimes. Spécialiste de l’histoire du lynchage en Californie, l’artiste et universitaire américain Ken Gonzales-Da...
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| Gepubliceerd in: | URI:https://journals.openedition.org/framespa, |
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| Hoofdauteur: | |
| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
Les Cahiers de Framespa
2018
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| Onderwerpen: | |
| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | Avant d’être pratiqué à grande échelle dans le Vieux Sud après l’abolition de l’esclavage, le lynchage avait été massivement employé à l’Ouest des États-Unis où il fit des centaines de victimes. Spécialiste de l’histoire du lynchage en Californie, l’artiste et universitaire américain Ken Gonzales-Day pose, par ses travaux, la question de savoir comment les très nombreux lynchages perpétrés en Californie ont pu fournir des pages blanches à l’histoire américaine en dépit du fait qu’il existe de nombreuses photographies de ces crimes. Une attention portée au contexte de leur perpétration et à l’influence du caractère conjonctif du crime semble indiquer qu’à l’instar de tout autre artefact, une image n’a de pouvoir et de sens que ceux qui lui sont conférés, et que des problèmes de comptabilité et une concurrence mémorielle ne sont pas les seules raisons de l’oubli des lynchages californiens. |
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