Oublier la Renaissance, désapprendre l’humanisme : Le premier Baroque entre exploitation des acquis et table rase imaginaire

Si l’histoire de l’art situe, traditionnellement, une coupure nette entre le maniérisme tardif, encore sous l’emprise de la Renaissance et de l’humanisme, et la révolution qui donna naissance au baroque, les historiens de l’art s’étant penchés sur la question ne sont pas dupes : Caravage, tout en re...

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Uloženo v:
Podrobná bibliografie
Vydáno v:URI:https://journals.openedition.org/framespa,
Hlavní autor: Sapir, Itay
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: Les Cahiers de Framespa 2018
Témata:
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Popis
Shrnutí:Si l’histoire de l’art situe, traditionnellement, une coupure nette entre le maniérisme tardif, encore sous l’emprise de la Renaissance et de l’humanisme, et la révolution qui donna naissance au baroque, les historiens de l’art s’étant penchés sur la question ne sont pas dupes : Caravage, tout en revendiquant sa différence et la nouveauté éclatante de son art, a appris énormément des œuvres qu’il découvre d’abord en Lombardie, puis à Rome. La tension entre continuité et rupture, entre ce qui reste et ce qui change, a toujours été un des thèmes majeurs sur lesquels devaient se prononcer les historiens de l’art. Cet article a comme objectif de réviser le récit de l’apparition du Baroque en évitant à la fois le mythe de la table rase et la méprise (et le mépris) du déjà-vu ; en expliquant comment Caravage, et d’autres après lui – particulièrement Jusepe de Ribera – ont cherché à garder vivant le souvenir de certains acquis importants de l’art des prédécesseurs tout en oubliant activement des normes, des règles et des idéaux.