L’invisibilisation des femmes dans les recherches sur la prison
Partant du constat du faible nombre de productions scientifiques sur les femmes en prison, cet article entend interroger les freins implicites à la connaissance de la situation carcérale des femmes. Suffit-il d’invoquer le petit nombre de femmes incarcérées – puisqu’elles représentent moins de 4 % d...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/framespa, |
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| Yazar: | |
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Les Cahiers de Framespa
2017
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| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Partant du constat du faible nombre de productions scientifiques sur les femmes en prison, cet article entend interroger les freins implicites à la connaissance de la situation carcérale des femmes. Suffit-il d’invoquer le petit nombre de femmes incarcérées – puisqu’elles représentent moins de 4 % de la population carcérale - pour justifier leur place réduite dans les productions de sciences sociales ? L’explication par le nombre ne suffit pas. La plupart des études sur les prisons parlent des « détenus », sans plus de précision, et elles portent généralement sur les hommes. Cet article envisage, à partir de retours réflexifs sur des expériences de recherche, la manière dont se traduit l’invisibilité des femmes en prison avant d’analyser les processus d’invisibilisation dans le champ scientifique en dégageant quelques formes, telles que la non-distinction des détenu.e.s, l’androcentrisme autour des détenus ou la valorisation de la spécificité des détenues. Chacun de ces processus sera discuté, avec leur principe de justification et leurs effets. |
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