Corps, couleur et sexualité : plaçage et quarteronnes à la Nouvelle-Orléans au xixe siècle

Dans les sociétés de plantations des Amériques, corps et esclavage ont toujours entretenu un lien étroit. Le corps des esclaves s’offrait à la vue, dans les champs ou les marchés où ils étaient vendus aux enchères. Il était parfois aussi leur carte d’identité, dans les annonces de fuite que leurs ma...

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Dettagli Bibliografici
Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/framespa,
Autore principale: Dessens, Nathalie
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Les Cahiers de Framespa 2016
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Dans les sociétés de plantations des Amériques, corps et esclavage ont toujours entretenu un lien étroit. Le corps des esclaves s’offrait à la vue, dans les champs ou les marchés où ils étaient vendus aux enchères. Il était parfois aussi leur carte d’identité, dans les annonces de fuite que leurs maîtres publiaient dans les journaux. Il était toujours symbole de sexualité, d’exotisme et de péché. Les questions de représentation du corps dans les sociétés d’esclavage offrent donc une source inépuisable de réflexion. Cet article examine le cas de la construction d’un mythe, celui du « plaçage » à la Nouvelle-Orléans. Au travers d’une réflexion historiographique, il étudie la construction du mythe, en recherche les origines, et se penche sur ce que révèlent ces questions de perception et de représentation du corps dans les sociétés d’esclavage.