Que vaut un négociant ? Prix et compétences des commerçants dauphinois, des années 1750 aux années 1820

Le travail quotidien du négociant au XVIIIe siècle a fait l’objet de nombreuses enquêtes, à travers l’histoire d’entreprise ou l’histoire des techniques marchandes. L’organisation des comptoirs de commerce, l’apprentissage du négociant, ont été fréquemment analysés. En revanche, la manière dont les...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/framespa,
Auteur principal: Deschanel, Boris
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Les Cahiers de Framespa 2014
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Le travail quotidien du négociant au XVIIIe siècle a fait l’objet de nombreuses enquêtes, à travers l’histoire d’entreprise ou l’histoire des techniques marchandes. L’organisation des comptoirs de commerce, l’apprentissage du négociant, ont été fréquemment analysés. En revanche, la manière dont les compétences acquises rejaillissent sur la structuration des milieux d’affaires a été moins étudiée. Les notions de « compétence » et d’« expérience » sont souvent mobilisées par les chercheurs pour expliquer le succès ou l’insuccès économique des agents. À partir de l’exemple du commerce dauphinois, cet article aurait pour but de s’interroger sur la façon dont des individus négocient leur propre valeur (ou celle de leurs proches), en reconsidérant la notion de compétence comme le produit objectivé de rapports de force sociaux et symboliques. Il s’agit de s’interroger sur les critères (évolutifs) qui permettent aux marchands de s’accorder sur le prix d’un acteur, notamment dans le cadre de rapports contractuels.