Les ors surréalistes de la monnaie gauloise

Partant des premières traces d’un intérêt des surréalistes pour les arts celtiques, nous nous attarderons sur leur redécouverte des monnaies gauloises dans les années 1950. Trop longtemps ravalé au rang de copie malhabile des modèles gréco-latins, le monnayage gaulois apparaît sous un jour nouveau g...

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Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/framespa,
Autore principale: Neuville, Raphaël
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Les Cahiers de Framespa 2014
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Partant des premières traces d’un intérêt des surréalistes pour les arts celtiques, nous nous attarderons sur leur redécouverte des monnaies gauloises dans les années 1950. Trop longtemps ravalé au rang de copie malhabile des modèles gréco-latins, le monnayage gaulois apparaît sous un jour nouveau grâce à L’art gaulois dans les médailles paru en 1954. À la suite d’André Malraux, l’analyse, par Lancelot Lengyel, d’agrandissements photographiques de ces monnaies révèle d’incroyables qualités plastiques qui ont tout pour fasciner le groupe surréaliste. En rupture avec la tradition, une nouvelle antiquité s’offre ainsi au regard. Mais cette réinterprétation ne se limite pas à une érudition de numismate. Nous analyserons en effet comment André Breton jette un pont entre l’art gaulois et la création contemporaine. L’exposition Pérennité de l’art gaulois, en 1955, est l’occasion de répondre à une question d’actualité en proposant un dépassement de la querelle entre abstraction et figuration.