Le corps‑décor : enjeux symboliques des anatomies ornementales dans l’art de l’armure à la Renaissance
À la Renaissance, l’armure devient bien plus qu’une simple arme défensive : elle se transforme en un véritable manifeste visuel de pouvoir, d’identité et d’idéologie. Inspirées par l’Antiquité, certaines armures dites « à l’antique » ou « à la romaine » intègrent des éléments anatomiques – muscles,...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/framespa, |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Les Cahiers de Framespa
2025
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | À la Renaissance, l’armure devient bien plus qu’une simple arme défensive : elle se transforme en un véritable manifeste visuel de pouvoir, d’identité et d’idéologie. Inspirées par l’Antiquité, certaines armures dites « à l’antique » ou « à la romaine » intègrent des éléments anatomiques – muscles, visages, orteils – qui permettent au porteur de revêtir l’apparence d’un héros classique ou d’une statue vivante. Ces créations, dont les maîtres milanais, à l’instar de Filippo Negroli, se firent une spécialité, visaient à magnifier le corps mortel du porteur, à l’idéaliser, voire à en effacer les imperfections. L’influence maniériste permit l’introduction complémentaire de motifs ambigus, parfois grotesques, qui caricaturaient l’ennemi et renforçaient l’image du prince chrétien triomphant. L’armure devenait alors une « peau de fer », vectrice d’une symbolique complexe. À travers ces pièces d’apparat, les élites affirmaient leur autorité, leur légitimité et leur lien aux héros du passé, dans une mise en scène spectaculaire du pouvoir et de la vertu. |
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