Petits corps, grandes ambitions : enjeux politiques des portraits d’enfants dans l’Italie de la première modernité (xvie siècle)
Le xve siècle est, dans la péninsule Italienne, le siècle de l’essor des portraits. Véritables témoins du pouvoir des personnes qu’ils représentent, ces derniers, plus que des souvenirs, sont des instruments politiques, même lorsqu’ils représentent les plus jeunes. Dans la mesure où peindre un enfan...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/framespa, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Les Cahiers de Framespa
2025
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Le xve siècle est, dans la péninsule Italienne, le siècle de l’essor des portraits. Véritables témoins du pouvoir des personnes qu’ils représentent, ces derniers, plus que des souvenirs, sont des instruments politiques, même lorsqu’ils représentent les plus jeunes. Dans la mesure où peindre un enfant, c’est représenter son avenir, mais aussi et surtout celui de sa famille, sa représentation est donc loin d’être anodine. Son corps, aussi jeune soit‑il, devient ainsi un instrument politique au service des ambitions familiales. Il s’agit alors pour les peintres de parvenir à le représenter sous des traits réalistes évoquant son jeune âge, tout en exaltant déjà l’adulte qu’il est amené à devenir. Pour cela, ils mettent en place au sein de leurs œuvres une double temporalité, représentant le temps présent de l’enfance tout en évoquant son avenir et sa qualité de futur adulte. Nombreux sont également les peintres à utiliser les codes des portraits d’adultes, comme la présence d’un animal aux côtés du sujet portraituré, afin de proposer une double lecture de l’œuvre. Compagnon de jeu, l’animal évoque l’univers enfantin ; mais il est aussi chargé de symboles, incarnant des vertus et des rôles sociaux attendus à l’âge adulte. |
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